Vers un sommet Poutine-Biden? Le Kremlin répond

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Au lendemain de l’entretien téléphonique Biden-Poutine, le porte-parole du Kremlin a annoncé que bien que l’ambassadeur des États-Unis à Moscou ait rencontré un conseiller du Président russe, aucun préparatif n’est en cours pour un éventuel sommet.

Dmitri Peskov a confirmé ce mercredi 14 avril qu’une rencontre entre l’ambassadeur des États-Unis en Russie John Sullivan et le conseiller du dirigeant russe Iouri Ouchakov a eu lieu après l’entretien entre les deux chefs d’État. Il est pour le moment «prématuré» de parler de rencontre «concrète» entre Vladimir Poutine et Joe Biden, a fait savoir le porte-parole du Kremlin. Mardi, le Président américain a proposé à Vladimir Poutine lors d’un entretien téléphonique d’organiser prochainement une rencontre «dans un pays tiers».

«Oui, c’est vrai, il [John Sullivan, ndlr] a rencontré Ouchakov», confirme le porte-parole du Président russe auprès des journalistes, soulignant qu’il était entre autres question d’associer сes initiatives «à des actes concrets». Selon Dmitri Peskov, la réunion entre Sullivan et Ouchakov n’implique pas une préparation en cours du sommet proposé.

Évoquant «une nouvelle proposition», qui doit encore être «étudiée», le porte-parole indique que les détails sur le potentiel sommet doivent être établis par les diplomaties de deux pays.

«Pour l’instant, il est trop tôt pour parler du lieu et de l’heure, tout cela doit encore être convenu par les canaux diplomatiques», précise M.Peskov.

Les potentielles villes candidates

Alors que les modalités de l’éventuelle rencontre restent à définir, plusieurs propositions de lieu ont déjà fait surface. Ainsi, Vienne a fait part de sa volonté d’accueillir la potentielle rencontre.

«Si la Russie et les États-Unis décident de tenir un sommet présidentiel, ils sont les bienvenus […]. Bien entendu, l’Autriche est toujours disponible pour des négociations de haut niveau de quelque nature qu’elles soient», a déclaré le ministère autrichien des Affaires étrangères dans un commentaire à Sputnik.

Le porte-parole du Kremlin a précisé que le «pays tiers», dont il était question lors de l’échange d’hier, était en effet un européen.

En attendant une décision, certains regards se tournent également vers la capitale finlandaise, lieu de rencontre des leaders des deux pays à quatre reprises dans l’histoire récente. C’est à Helsinki qu’en 1975 le 38e Président des États-Unis Gerald Ford et le Secrétaire général du Parti communiste de l’URSS Leonid Brejnev ont mené des négociations. En 1990, George W. Bush et Mikhail Gorbatchev ont également choisi la Finlande pour discuter de la crise du Golfe. Bill Clinton et Boris Eltsine se sont entretenus à la résidence officielle du Président finlandais en 1997. Enfin, Helsinki a abrité en juillet 2018 le sommet entre Vladimir Poutine et Donald Trump.

Une relation «prévisible»

Au cours de la conversation Poutine-Biden tenue mardi 13 avril à l’initiative de la partie américaine, les deux dirigeants ont abordé plusieurs sujets des agendas bilatéral et mondial, dont le contrôle des armements, la situation en Ukraine ou encore le climat. Selon un communiqué de la Maison-Blanche paru à l’issue de la discussion, Biden a au cours de la conversation «réaffirmé son intention de construire une relation stable et prévisible avec la Russie».

Répondant à cette déclaration ce mercredi, la porte-parole de la diplomatie russe a appelé Washington à ne pas exiger toute prévisibilité «ni de la part de la Russie ni de personne d’autre», et ce car les États-Unis sont devenus «au cours des dix dernières années […] l’État le plus imprévisible», selon Maria Zakharova.

Pour Joe Biden, son échange avec Vladimir Poutine a été «constructif», a rapporté ce 14 avril la porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki.

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