Une intervention de police dérape à Marseille, l’IGPN saisie – vidéo

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Une intervention des policiers de la BAC Centre de Marseille dans la nuit de jeudi à vendredi a été filmée par des riverains. Sur la vidéo ils assènent des coups à l’un des interpellés, tandis que sa compagne, qui tente de s’interposer, est projetée au sol. Une enquête administrative interne a été ouverte.

Une intervention d’agents de la Division centre de Marseille a dérapé dans la nuit de jeudi à vendredi. Les fonctionnaires ont été appelés pour une soirée sauvage de jeunes fortement alcoolisés, rapporte La Provence.

Lorsqu’ils sont arrivés, certains ont tenté de fuir par un échafaudage mais l’un d’eux a été interpellé.

Sur une vidéo tournée par des riverains et diffusée par le quotidien régional l’individu est tabassé par les fonctionnaires. Tiré par les cheveux jusqu’à la voiture de police, il est une nouvelle fois frappé dans l’habitacle.

Sa compagne a tenté de s’interposer mais a été repoussée, projetée au sol et gazée.

40 heures de garde à vue

Tous deux ont été placés en garde à vue durant près de 40 heures avant d’être relâchés avec un rappel à la loi.

Les autorités n’ont réagi qu’après quatre jours de silence. Dans un communiqué publié lundi 3 mai, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône a indiqué que les deux personnes avaient été interpellées pour des faits d’outrage, rébellion et violences sur la police.

La préfecture a cependant rappelé que les circonstances de l’interpellation «ont immédiatement été contestées par les mis en cause qui ont, pour leur part, accusé deux policiers de violences».

Deux agents réaffectés

Une enquête administrative interne a été ouverte par la Direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône et deux policiers ont été «réaffectés, à titre conservatoire, sur des fonctions n’impliquant pas de missions sur la voie publique».

L’IGPN a été saisie par le parquet de Marseille dans ce dossier du chef de violences par personnes dépositaires de l’autorité publique.

L’avocat des deux interpellés, Maître Thomas Hugues, a signalé à BFM TV que la violence policière n’avait «aucune explication plausible».

«On ne doit pas laisser passer cela. S’il n’y avait pas la vidéo, ils auraient été poursuivis», a-t-il ajouté.

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