Un maire français se tue lors d’une perquisition à son domicile en lien avec une agression sexuelle sur mineur

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Le maire de La Celle-Condé (Cher) s’est suicidé mercredi 7 juillet pendant la perquisition de son domicile effectuée dans le cadre d’une plainte pour agression sexuelle sur mineur. C’est n’est pas le seul édile français à faire face à une enquête pour des faits d’agression sexuelle.

Les habitants de la Celle-Condé, commune de 200 personnes, sont sous le choc. Mercredi 7 juillet, ils ont appris le suicide de leur maire, Alain Manssens. Élu en 2014 et réélu en 2020, l’homme de 71 ans s’est suicidé avec une arme à feu à son domicile.

D’après le Berry Républicain, le drame a eu lieu vers neuf heures lorsque son domicile a été perquisitionné par des gendarmes dans le cadre d’une enquête sur des faits d’agression sexuelle sur mineur. La plainte a été déposée il y a quelques semaines.

«Nous n’avons pas pu l’entendre. Nous ne savons donc pas s’il aurait reconnu les faits ou non, son geste n’ayant pas permis de recueillir sa déclaration. En attendant, cette personne est toujours présumée innocente», souligne le procureur de la République de Bourges Joël Garrigue, cité par le média.

Comme le précise France Bleu, l’ancien agriculteur et éleveur était passionné d’archéologie et de vieilles pierres. Il était l’auteur d’un livre sur l’église de la commune, paru en 2010. Au cours des dernières élections départementales, il s’est présenté comme remplaçant, mais son binôme a été éliminé au premier tour.

De graves accusations

Le maire de la Celle-Condé n’est pas le seul édile français à être visé ces derniers mois par une enquête sur des faits d’agression sexuelle. En effet, depuis début juin, un ancien maire de Saint-Germain-sur-Ay est poursuivi en justice par quatre jeunes femmes, toutes majeures, qui lui reprochent de leur avoir donné des tapes sur les fesses. Si la procureure requérait huit mois de prison avec sursis et l’obligation de suivre un stage sur les violences sexistes, l’ancien édile a été relaxé le 16 juin. Jugeant ces gestes «déplacés et dérangeants», le tribunal a cependant estimé qu’ils n’étaient pas suffisants pour que les agressions sexuelles soient caractérisées.

Les accusations les plus graves ont été portées contre Jean-Marc Aurouze, maire de Montgardin (Hautes-Alpes), qui a été mis en examen en avril pour viol et agressions sexuelles à l’encontre de sept jeunes filles âgées de 10 à 16 ans. L’édile a reconnu les faits et a été démis de ses fonctions. Placé en détention provisoire, il encourt 20 ans de réclusion criminelle.

Enfin, en février, la justice française a condamné le maire de Draveil (Essonne), Georges Tron, à trois ans de prison ferme pour viol et agressions sexuelles en réunion. Son ancienne collaboratrice, Brigitte Gruel, a également été condamnée, mais à deux ans de prison avec sursis. Les deux intéressés n’ont pas reconnu les faits.

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