Un jeune homme meurt, «la tête arrachée» par un mortier d’artifice en Alsace

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Un jeune homme est mort dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, «la tête arrachée» par un mortier d’artifice en Alsace alors que le réveillon à Strasbourg a été marqué par moins de violences urbaines que l’an passé.

L’homme de 25 ans est mort lors du réveillon du Jour de l’An à cause d’un tir de mortier de feu d’artifice dans le village de Boofzheim, a appris l’AFP auprès de la préfecture du Bas-Rhin.

La victime a eu «la tête arrachée», a-t-elle précisé, après avoir évoqué dans un premier temps un arrêt cardiaque.

Un homme de 24 ans, qui l’accompagnait, a eu lui «le visage abîmé» et est hospitalisé.

«Ils étaient dans la rue en train de manipuler» le mortier quand l’accident s’est produit, selon la gendarmerie.

Trois autres personnes ont été blessées aux mains dans d’autres communes du Bas-Rhin.

Violences urbaines

La préfecture du Bas-Rhin, comme celle du Haut-Rhin, avait interdit la vente et l’achat de feux d’artifices pendant tout le mois de décembre. Néanmoins, à minuit, pétards et mortiers ont résonné dans toute l’agglomération de Strasbourg. Des habitants les tiraient de chez eux, le couvre-feu interdisant de sortir depuis 20h00.

Des voitures ont été incendiées dans différents quartiers de Strasbourg, mais en nombre bien moins important que lors du réveillon de l’an passé au cours duquel des policiers et des pompiers avaient violemment été pris à partie.

Selon une source syndicale policière, une soixantaine de voitures ont été brûlées.

Plusieurs personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre, mais la préfecture n’a pas souhaité communiquer leur nombre.

Pour prévenir les incendies de véhicules à Strasbourg, le dispositif policier a été renforcé et le stationnement interdit dans plusieurs rues et zones d’habitation. Plusieurs parkings gratuits et surveillés ont été mis à disposition des habitants jusqu’au 2 janvier et la vente de carburant au détail a été interdite.

«On ne peut pas se permettre d’avoir le même bilan que l’an dernier. On a fait le maximum pour que cette nuit se passe mieux», a déclaré la préfète du Bas-Rhin Josiane Chevalier, après une visite aux urgences de l’hôpital Hautepierre, aux forces de l’ordre et aux pompiers, jeudi en fin d’après-midi. La «soirée sera sans concession», a-t-elle prévenu.

Ailleurs dans le département, la gendarmerie a fait état vers 01h00 de «quelques feux de poubelles et de palettes, mais cela reste limité».

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