Sentiment anti-vaccin en France : certains soupçonnent un lien russe

La pancarte d'un manifestant indique qu'il y a des gens avec des opinions à la fois pro et anti-vaccination qui sont unis dans l'opposition contre le mandat de « laissez-passer » du gouvernement. (Photo de Clément Mahoudeau/AFP via Getty Images)

La pancarte d'un manifestant indique qu'il y a des gens avec des opinions à la fois pro et anti-vaccination qui sont unis dans l'opposition contre le mandat de « laissez-passer » du gouvernement. (Photo de Clément Mahoudeau/AFP via Getty Images)

Paris (CNSNews.com) – Certaines stars des médias sociaux en France affirment avoir été approchées par une mystérieuse agence de marketing et invitées à utiliser leurs plateformes pour dénigrer le vaccin Pfizer COVID-19.

Léo Grasset, dont la chaîne YouTube axée sur la science compte 1,2 million d'abonnés, est de ceux qui disent qu'une agence de marketing l'a approché au printemps dernier pour publier des messages payants – pour un client anonyme – remettant en question la sécurité et l'efficacité du vaccin.

"L'accord était qu'en échange d'argent, je devais parler du vaccin Pfizer, et je devais dire que le vaccin Pfizer était trois fois plus mortel que le vaccin AstraZeneca", a-t-il déclaré à la BBC.

Un peu plus tôt, Grasset avait tweeté que lorsqu'il avait consulté l'agence basée à Londres, l'adresse donnée était "fausse" et appartenait en fait à une clinique de laser esthétique. Il a déclaré que les profils LinkedIn des employés de l'agence, depuis effacés, indiquaient qu'ils avaient déjà travaillé en Russie.

Le gouvernement français n'a pas approuvé le vaccin anti-COVID 19 de la Russie, Spoutnik V, pour une utilisation en France. Certains utilisateurs de médias sociaux suggèrent ici que cela pourrait être à l'origine des prétendus efforts des Russes pour dénigrer d'autres vaccins.

Certains ont également affirmé que la Russie ou les Russes pourraient être impliqués dans les efforts visant à encourager les manifestations en France contre les nouvelles mesures anti-pandémie du gouvernement.

Les mesures incluent l'obligation de présenter un « passe-maladie » – fournissant la preuve que le titulaire a été vacciné contre ou a été testé négatif pour COVID-19 – avant d'entrer dans certains lieux publics, y compris les théâtres et les restaurants.

Les manifestations de rue, soutenues à la fois par des personnes opposées aux vaccins et par d'autres préoccupées par les excès du gouvernement, ont attiré jusqu'à 160 000 personnes à travers le pays, selon le ministère de l'Intérieur.

Dans une interview à la radio française RTL la semaine dernière, Christophe Castaner, ancien ministre de l'Intérieur et chef parlementaire du parti République en mouvement du président Emmanuel Macron, a affirmé que les voix anti-vaccination qui ont émergé sur les réseaux sociaux pourraient avoir des liens avec la Russie.

Le commentaire a suscité de vives réactions de la part des politiciens de droite et des commentateurs des médias.

Florian Philippot, ancien vice-président du parti d'extrême droite Rassemblement national, a qualifié la suggestion de Castaner selon laquelle la Russie était impliquée dans l'opposition au laissez-passer sanitaire de « complot officiel ».

"Pour Castaner, derrière les opposants au laissez-passer sanitaire, il y a… la Russie !" a tweeté une autre figure importante du Rassemblement national, Gilbert Collard. « Qui est un conspirateur maintenant ??? "

Collard faisait référence aux affirmations du gouvernement selon lesquelles l'opposition au laissez-passer sanitaire est motivée par des théories du complot infondées.

Le ministre de la Santé Olivier Véran, neurologue, parcourt le pays pour encourager les gens à se faire vacciner. Des journalistes lui ont également demandé si la Russie ou tout autre pays pourrait être impliqué d'une manière ou d'une autre dans un sentiment « anti-vaxx ».

"Je ne sais pas d'où cela vient", a-t-il déclaré aux journalistes. « Je ne sais pas si ça vient de France ou de l'étranger. Si la Russie est impliquée, je ne sais pas. Je ne me permettrais pas de spéculer.

Les mesures gouvernementales, mises en œuvre à partir de cette semaine, incluent le port obligatoire du masque dans les lieux publics dans les régions du sud-est du pays où la variante Delta du coronavirus se propage largement.

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