Missiles, silos et bombardiers: la Russie fait l’inventaire

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Le traité New START étant resté en vigueur après avoir été prorogé in extremis par les États-Unis début février, à deux jours de son expiration, la Russie a comptabilisé le nombre d’armements dont disposent les deux pays actuellement.

Le ministère russe des Affaires étrangères a publié ce lundi les chiffres du total d’armements stratégiques offensifs de la Russie et des États-Unis dans le cadre du traité New START, prorogé précédemment pour cinq ans.

«L’information sur les quantités totales d’armes stratégiques offensives de la Russie et des États-Unis est présentée au 1er mars 2021 sur la base des notifications prévues par le traité START», indique le ministère dans un communiqué.

Ainsi, dans la catégorie des «missiles balistiques intercontinentaux déployés, missiles balistiques déployés à bord de sous-marins et bombardiers lourds déployés», la Russie dispose de 517 unités contre 651 pour les États-Unis.

En ce qui concerne les charges sur les missiles balistiques intercontinentaux déployés et les missiles balistiques déployés de sous-marins ainsi que les ogives nucléaires comptabilisées sur les bombardiers lourds déployés, la Russie en possède 1.456 contre 1.357 pour les États-Unis.

Enfin, dans la catégorie de systèmes de lancement déployés et non déployés de missiles balistiques intercontinentaux et de missiles balistiques de sous–marins ainsi que de bombardiers lourds déployés et non déployés, la Russie en compte 767 et les États-Unis 800.

Le chiffre autorisé dépassé par les USA

Dans ce contexte, le ministère russe souligne que «le chiffre annoncé par les États-Unis de 800 lanceurs déployés et non déployés de missiles balistiques intercontinentaux et de missiles balistiques de sous-marins ainsi que de bombardiers lourds déployés et non déployés est atteint non seulement grâce à des réductions réelles des armements américains, mais également du fait d’un retrait unilatéral de la prise en compte par le traité de 56 systèmes de lancement de missiles balistiques de sous-marins Trident II et de 41 bombardiers lourds B-52H.»

«Leur modernisation a été réalisée de sorte que la Russie ne peut pas confirmer que ces armements stratégiques offensifs ont été mis dans un état inapte à l’utilisation d’armes nucléaires», comme le prévoit le document.

En outre, les États-Unis ont reclassé quatre silos à missile destinés à l’entraînement dans la catégorie des silos pour formation, qui n’est pas prévue par le traité, et refusent de les comptabiliser en qualité de silos non déployés de missiles balistiques intercontinentaux.

«Ainsi, l’indice autorisé est dépassé par les États-Unis de 101 unités», constate le ministère russe.

Le traité

Après avoir trouvé un accord avec la Russie in extremis le 29 janvier, les États-Unis ont ratifié le 3 février la prolongation de cinq ans du New Start, le dernier traité important de contrôle des armements nucléaires en vigueur entre les États-Unis et la Russie. L’accord, qui limite les arsenaux des deux pays, devait expirer le 5 février.

Signé en 2010 à Prague par les Présidents Barack Obama et Dmitri Medvedev, le document limite les arsenaux des deux États à un maximum de 1.550 ogives déployées pour chacun, soit une réduction de près de 30% par rapport au plafond fixé en 2002. Il restreint également le nombre des lanceurs et des bombardiers lourds à 800.

Durant la présidence de Donald Trump, les négociations sur la prolongation du traité se trouvaient pratiquement dans l’impasse, notamment en raison du souhait de Washington de faire participer aux pourparlers une autre puissance nucléaire, la Chine. Vladimir Poutine avait alors proposé une extension d’un an sans condition préalable afin que les deux pays puissent poursuivre les négociations. Mais il s’était vu opposer une fin de non-recevoir.

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