Messages de haine, boycotts, menaces: de plus en plus de professionnels harcelés à cause du pass sanitaire

libre info france

L‘extension du pass sanitaire à tous les lieux de loisirs et de culture, dont les restaurants, a créé un problème de plus pour le secteur sous forme de menaces et d’agressions verbales voire physiques contre les professionnels. Des élus sont également dans le viseur.

À partir du 9 août, le pass sanitaire devrait être étendu à de nombreux lieux de loisirs et de culture. Un restaurateur des Pyrénées-Orientales a raconté, le 28 juillet sur BFM TV, comment s’était passée l’expérimentation effectuée dans son établissement. Il ne s’attendait pas à une réaction aussi agressive, relate Le Parisien. En effet, il a ensuite reçu, sur les réseaux sociaux, de multiples insultes.

Comme lui, de nombreux cafetiers et restaurateurs ont été la cible de menaces et d’appels au boycott. C’est le cas notamment du centre de loisirs PokeyLand (en Moselle), où le pass sanitaire est obligatoire depuis le 21 juillet. Devenue «la cible d’une vague de critiques sur les réseaux sociaux» et se sentant «dans l’incompréhension la plus totale», la direction a raconté sur Facebook avoir reçu «des messages de haine et de boycott» qui «ne changeront malheureusement rien à la situation».

La tension monte

Ce genre de tension est palpable dans de nombreux endroits à travers l’Hexagone ces derniers jours, constate le quotidien. Ce samedi, le troisième consécutif, plus de 150.000 manifestants anti-pass sont descendus dans les rues de plus de 150 villes, d’après les autorités citées par l’AFP.

Cela se traduit parfois par de véritables violences. Ainsi, le directeur du parc d’attractions Walygator Grand Est a été physiquement agressé le 25 juillet à Maizières-lès-Metz, également en Moselle, par un client avec un pass sanitaire invalide. Ayant reçu au moins sept jours d’interruption totale de travail (ITT), il a déposé plainte, raconte Lorraine Actu. 

«Il m’a pris à la gorge, il m’a soulevé et m’a poussé au sol. La scène s’est déroulée devant des clients, dont des enfants», a déclaré le responsable au média.

Les menaces se multiplient

Même les élus sont touchés et reçoivent parfois des menaces de mort, ajoute Le Parisien. Ainsi, quatre guillotines factices ont été déposées à différents endroits dans les Landes. Elles portaient sur elles les noms de plusieurs centaines d’élus ayant signé une tribune dans le JDD pour soutenir les mesures sanitaires anti-Covid annoncées par Emmanuel Macron.

L’agression vise également le personnel des salles de sports, obligées de se plier aux règles. Ainsi, un quinquagénaire a proféré des menaces après avoir refusé de présenter son pass sanitaire à l’entrée de l’une d’elles à Chambourcy (Yvelines), le 30 juillet. Il a déclaré être «le pire des terroristes, capable de tuer 500 personnes ainsi que les membres présents dans la salle». Heureusement, rien de suspect n’a été retrouvé à son domicile.

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