L’Institut Pasteur pense avoir trouvé un médicament efficace contre le Covid pourtant déconseillé par l’OMS

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Les recherches pour un traitement efficace contre le coronavirus sont toujours en cours. Après les échecs de l’hydroxychloroquine, l’Institut Pasteur a constaté dans une étude en se basant sur le modèle animal que le traitement antiparasitaire à l’ivermectine pourrait limiter les symptômes du virus. Toutefois, l’OMS l’a déconseillé.

Alors que la pandémie du coronavirus continue de sévir, marquée par la propagation du variant Delta, et que la France a enregistré au 18 juillet plus de 12.000 nouveaux cas de Covid-19, les recherches pour un traitement contre le virus se poursuivent.

Bien que l’OMS ait déconseillé dans un avis du 31 mars d’utiliser l’ivermectine, une molécule commercialisée comme traitement antiparasitaire, pour traiter le coronavirus en dehors des essais cliniques, en attendant des données complémentaires, l’Institut Pasteur a publié le 12 juillet dans la revue EMBO Molecular Medicine une étude révélant que ce médicament présenterait des résultats prometteurs.

Selon un communiqué, des chercheurs ont démontré que ce médicament protège des symptômes du coronavirus dans un modèle animal.

Ces scientifiques ont réalisé une série de tests sur des hamsters pour mesurer l’impact de l’ivermectine sur les symptômes du virus. Ainsi, les résultats de l’étude ont montré que l’antiparasitaire permet de réduire l’inflammation au niveau des voies respiratoires et le risque de perte d’odorat sur les animaux.

Les chercheurs ont divisé les hamsters en deux groupes de 18, chacun composé de 12 mâles et six femelles. Le premier groupe a reçu un traitement et le second une solution saline. Suite à cela, 66,7% des cobayes qui n’avaient pas bénéficié du remède ont vu leur odorat altéré, contre 22,2% des hamsters traités.

«Les résultats de l’étude dévoilent que l’ivermectine agit sur la modulation de la réponse immunitaire sur les modèles animaux infectés par le SARS-CoV-2 et permet ainsi de diminuer l’inflammation au niveau des voies respiratoires. Cet effet immunomodulateur participe à la réduction de l’apparition des symptômes de la maladie. Les chercheurs ont également montré que la molécule réduit le risque de perte d’odorat», écrivent les chercheurs dans le communiqué.

Ils ont indiqué que les résultats de l’étude suggèrent que l’ivermectine pourrait être considéré comme «un agent thérapeutique contre le Covid-19».

Pas de réduction de la charge virale

Cependant, ce médicament ne permet pas de limiter «la réplication virale» du Covid-19.

«De manière surprenante, nous avons observé que le traitement à l’ivermectine n’a pas limité la réplication virale, les modèles traités et non traités présentaient des quantités similaires de charges virales dans la cavité nasale et dans les poumons. Nos résultats révèlent que l’ivermectine possède un effet immunomodulateur et non antiviral», a noté dans le communiqué Guilherme Dias de Melo, chercheur dans l’unité Lyssavirus, épidémiologie et neuropathologie et premier auteur de l’étude.

Malgré des résultats encourageants sur la limitation des symptômes du coronavirus sur les hamsters, pour l’heure, aucun essai clinique n’a été réalisé sur des humains.

Après une polémique autour de l’hydroxychloroquine pour soigner le Covid-19, une nouvelle autour de l’ivermectine pourrait ainsi se profiler, entre études scientifiques contradictoires.

Un traitement déconseillé par l’OMS

Le 31 mars dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait estimé dans un communiqué que «les données actuelles sur l’utilisation de l’ivermectine pour traiter les patients atteints de Covid-19 ne sont pas probantes», et avait déconseillé son usage en dehors des essais cliniques, «en attendant que davantage de données soient disponibles».

À son tour, Guilherme Dias de Melo a souligné que les données précliniques de l’étude de l’Institut Pasteur «sont essentielles pour appuyer les essais cliniques chez l’homme».

En outre, début avril, l’Agence française du médicament (ANSM) avait également rejeté l’autorisation temporaire d’utiliser l’ivermectine pour traiter ou prévenir le coronavirus.

Le soutien de quelques politiques

Toutefois, certaines personnalités politiques montent au front. Florian Philippot, patron des Patriotes et candidat à la présidentielle de 2022, qui est un défenseur de l’ivermectine, a diffusé l’étude concernée sur son compte Twitter et semble appeler à s’intéresser à ce médicament.

Alain Houpert, sénateur Les Républicains de Côte-d’Or, s’est également félicité que l’Institut Pasteur mette en avant les «effets bénéfiques» de ce remède sur les formes graves du virus.

De son côté, le président de l’Union populaire républicaine et candidat à la présidentielle 2022 François Asselineau a accusé le gouvernement d’avoir «orchestré» les «blocages» de ce traitement.

Enfin, Nicolas Dupont-Aignan, candidat Debout la France à la présidentielle, s’est aussi exprimé à ce sujet, reprochant aux «dirigeants» d’avoir été «détournés du bon sens».



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