Les syndicats d'enseignants et les parents en France mécontents de la réponse du gouvernement à la dernière vague de virus

Les enseignants et sympathisants français manifestent à Strasbourg la semaine dernière pour protester contre la réponse du gouvernement à la pandémie dans les écoles. (Photo de Patrick Hertzog/AFP via Getty Images)

Les enseignants et sympathisants français manifestent à Strasbourg la semaine dernière pour protester contre la réponse du gouvernement à la pandémie dans les écoles. (Photo de Patrick Hertzog/AFP via Getty Images)

Paris (CNSNews.com) – La gestion par le gouvernement français de la flambée de la variante Omicron du coronavirus a déclenché des troubles dans le secteur de l'éducation, alors que les enseignants manifestent contre des règles qui, selon eux, ne font pas assez pour aider à soulager la situation.

La police de Paris a interdit une manifestation prévue jeudi, affirmant qu'elle n'avait pas reçu un préavis suffisant pour lui permettre de se poursuivre.

Après les manifestations organisées la semaine dernière, les syndicats d'enseignants et les organisations représentant les élèves et les parents appellent à la poursuite des manifestations, jusqu'à ce que le gouvernement réponde plus fermement au chaos causé aux écoles par la crise.

La variante Omicron du virus à l'origine du COVID-19 circule rapidement dans le pays, principalement dans les écoles primaires et secondaires. On estime officiellement que quelque 160 000 enfants âgés de 6 à 10 ans deviennent chaque jour positifs, un chiffre validé par les épidémiologistes.

Bien que les vaccinations soient recommandées ici pour les enfants de moins de 12 ans, seuls 120 000 enfants, à peine deux pour cent des éligibles, ont reçu le vaccin.

Selon les derniers chiffres de Santé publique France, 405 enfants de moins de neuf ans sont hospitalisés, dont 79 en réanimation. Il y a 300 jeunes âgés de 10 à 19 ans hospitalisés, dont 19 en soins intensifs.

Toutes les écoles fonctionnent désormais et à compter du 3 janvier, les enfants âgés de six ans et plus doivent porter des masques, à l'intérieur comme à l'extérieur. Auparavant, le port du masque n'était obligatoire qu'à partir de 11 ans.

L'exigence s'applique également aux transports publics, aux établissements publics, aux arènes sportives, aux lieux de culte et aux voies publiques.

Depuis la rentrée ce mois-ci, le principe général est que les classes ne ferment pas à moins qu'un cas de COVID-19 ne soit détecté. Le ministère de l'Éducation a déclaré le 6 janvier que 10 800 classes avaient été fermées sur un total de 530 000.

Les syndicats affirment que les règles plus strictes introduites ce mois-ci ne vont pas assez loin et souhaitent plus d'action dans les secteurs des écoles secondaires et des collèges.

Ils demandent plus de personnel, pour remplacer ceux qui sont infectés et doivent rester à la maison, et pour une plus grande protection pour ceux qui travaillent. Les syndicats souhaitent également que des protocoles clairs soient mis en œuvre dans les écoles primaires, secondaires et les collèges lorsque les élèves ou les enseignants sont testés positifs.

Il existe également une grande confusion quant à la manière dont les écoles sont censées répondre aux infections. Le gouvernement a publié une série de protocoles à suivre mais ils sont compliqués à mettre en œuvre, car ils sont basés sur le nombre d'élèves ou d'enseignants testés positifs dans une classe.

Les syndicats ne veulent pas que les écoles soient fermées, mais exigent des mesures plus fortes pour protéger le personnel et les élèves.

Les enseignants et les parents disent que les jeunes sont touchés de diverses manières par la pandémie et les mesures sanitaires, avec des dépressions émotionnelles et psychologiques signalées.

Ces développements se déroulent dans le contexte d'une campagne électorale présidentielle, et toutes les parties espèrent utiliser la pandémie pour gagner des voix.

Syndicats et association de parents d'élèves veulent profiter de la crise pour promouvoir leurs candidats favoris et détourner les voix du président Emmanuel Macron. Les législateurs qui soutiennent les rivaux de Macron sont impatients d'utiliser la confusion pour mettre en évidence les échecs perçus du gouvernement à faire face à la pandémie.

Le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, a déclaré que le gouvernement souhaitait maintenir les écoles ouvertes, même si des cas de COVID-19 apparaissaient. L'enseignement en présentiel se poursuivra, ainsi que les tests de dépistage sur les élèves qui ont été en contact avec des camarades de classe ou des enseignants infectés.

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