Les moteurs des sous-marins nucléaires au cœur des tensions entre Bercy et Volkswagen

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Le ministère de l’Économie et des Finances envisage une mise en demeure de Volkswagen, soupçonné de vouloir arrêter la production des moteurs de secours des sous-marins nucléaires français, via une de ses filiales, rapporte Les Échos.

Bercy réfléchit à une mise en demeure de Volkswagen, au titre de ses activités sur les chantiers de Saint-Nazaire, rapporte Les Échos.

Le constructeur allemand est en effet propriétaire de Man Energy Solutions, qui produit les moteurs de secours des sous-marins nucléaires français en Loire-Atlantique. Mais les nombreuses suppressions d’emplois imposées par Volkswagen à sa filiale inquiètent les autorités françaises, qui craignent un arrêt complet de la production.

Programme Barracuda

La marque automobile s’était pourtant engagée à livrer des moteurs de secours pour les sous-marins du programme Barracuda, dont six devraient voir le jour d’ici 2030. La moitié des moteurs ont pour l’heure étaient fournis. Si Man Energy Solutions a assuré que le reste de la production serait bien livré, des soucis d’entretien et de garantie risquent néanmoins de se poser, le dernier sous-marin Barracuda étant censé rester en activité… jusqu’en 2060.

Man Energy Solutions refuse en outre de participer au programme de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), pour lequel il s’était pourtant engagé, à moins qu’une aide substantielle de l’État ne l’y incite.

Ces tensions avaient déjà poussé la Direction générale de l’armement à s’emparer du dossier, l’institution reprochant in fine à Volkswagen cinq manquements aux engagements pris avec les autorités françaises en 2011. Faute de réponse du constructeur allemand, Bercy envisage donc de prendre le relais, selon Les Échos.

Vers une vente?

La mise en demeure du ministère de l’Économie et des Finances pourrait déboucher sur des sanctions contre le constructeur allemand, voire sur la vente de Man Energy Solutions.

Dans ce cas, les regards se tourneraient vers le fonds français Chequers et la banque publique Bpi, lesquels s’étaient déjà porté candidats à un rachat de l’entreprise lors de son infructueuse mise en vente par Volkswagen en 2020, selon Les Échos. Pour l’heure, les deux potentiels repreneurs ne se sont pas exprimés sur la question, précise le quotidien.

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