Les chefs militaires américains sanctionnés

Les chefs militaires américains sanctionnés

L'Iran a sanctionné 51 Américains, dont certains des plus hauts responsables militaires américains, qu'il accuse du meurtre de Qassem Soleimani il y a deux ans. Les sanctions interviennent dans un contexte de tension nucléaire latente entre Téhéran et l'Occident.

Les sanctions ont été annoncées samedi par le ministère iranien des Affaires étrangères, moins d'une semaine après le deuxième anniversaire du meurtre du général Soleimani, l'éminent commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique tué par les États-Unis lors d'une frappe de drone à Bagdad, en Irak.

« Les individus sur la liste des sanctions ont participé à la prise de décision, à la planification, à l'organisation, au financement et au soutien, ainsi qu'à la direction ou à la mise en œuvre de l'acte terroriste contre Soleimani et ses compagnons », dit le ministère.

Le premier sur la liste des responsables militaires sanctionnés est le général Mark Milley, commandant des chefs d'état-major interarmées. Le commandant du commandement central Kenneth McKenzie, l'ancien conseiller à la sécurité nationale Robert O'Brien et Robert Greenway, un responsable du Conseil de sécurité nationale responsable de la politique de sanctions de l'administration Trump contre l'Iran, ont également été nommés.

L'Iran s'est engagé à répondre rapidement et sévèrement à l'assassinat de Soleimani et, en quelques jours, a lancé une douzaine de missiles balistiques sur les troupes américaines stationnées sur deux bases aériennes irakiennes. Bien qu'aucun militaire américain n'ait été tué, plus de 100 personnes ont été soignées pour des lésions cérébrales traumatiques subies lors de la salve.

Le président de l'époque, Donald Trump, s'est abstenu de toute nouvelle escalade, mais les tensions sont restées à leur point d'ébullition pour le reste de son mandat. Peu de choses ont changé avec Joe Biden à la Maison Blanche, et Washington envisagerait de nouvelles sanctions contre Téhéran dans le but d'arrêter le programme nucléaire iranien naissant, à la demande d'Israël.

Dans une interview accordée à Al Jazeera jeudi, le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian mentionné L'Iran pourrait revenir à son accord nucléaire de 2015 avec l'Occident si toutes les sanctions américaines contre le pays étaient levées. L'accord, connu sous le nom de Plan d'action global commun, offrait à l'Iran un allégement limité des sanctions en échange de la réduction de son programme d'enrichissement nucléaire. Les États-Unis se sont retirés unilatéralement de l'accord en 2018, affirmant que l'Iran violait l'accord.

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