Les autorités kazakhes révèlent le nombre de morts dans la police, alors que l'ONU appelle à "s'abstenir de violence"

Les autorités kazakhes révèlent le nombre de morts dans la police, alors que l'ONU appelle à "s'abstenir de violence"

Le nombre de morts continue de s'alourdir dans les troubles, avec plusieurs autres officiers tués et des centaines blessés

Au moins 18 policiers et militaires ont été tués dans des affrontements au Kazakhstan, dans le cadre de ce que les autorités qualifient d'opération « antiterroriste ». Aucun détail sur les victimes civiles n'a été officiellement révélé.

Le chiffre mis à jour a été publié jeudi soir par le ministère de l'Intérieur du Kazakhstan. Près de 750 forces de l'ordre ont subi diverses blessures dans les troubles en cours, a-t-il affirmé.

Seuls les chiffres relatifs aux pertes policières et militaires ont été rendus publics, sans aucune information officielle sur les manifestants tués ou blessés, les émeutiers ou ce que les autorités kazakhes appellent « bandes terroristes » disponible.

Cependant, les responsables de la sécurité avaient précédemment décrit "des dizaines d'attaquants" après avoir été éliminé lors de deux attaques distinctes contre le siège de la police dans la ville d'Almaty. Connu comme « la capitale du sud » au Kazakhstan, la plus grande métropole du pays est devenue un foyer de protestations, qui se sont ensuite transformées en émeutes, incendies criminels et pillages de bâtiments administratifs, d'entreprises et de centres commerciaux.

Un responsable de l'ONU a affirmé jeudi qu'un grand nombre d'entre eux avaient été blessés pendant les troubles. « Près de 1 000 personnes auraient été blessées lors des manifestations » a déclaré jeudi le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) dans un communiqué, qui a exhorté toutes les parties au Kazakhstan à « s'abstenir de la violence et rechercher une résolution pacifique des griefs ». Le HCDH n'a pas précisé ses sources pour le nombre cité.

Les autorités d'Almaty ont répondu jeudi par une opération policière massive et des tirs nourris ont été entendus sur la place centrale de la République, où des centaines de manifestants s'étaient auparavant rassemblés et où des groupes d'émeutiers ont fait irruption mercredi dans le bâtiment administratif de la ville, y mettant le feu. Les forces de l'ordre ont déclaré avoir réussi à sécuriser la zone, l'opération étant en cours dans d'autres parties d'Almaty.

Le ministère de l'Intérieur a déclaré jeudi soir qu'il continuait de rechercher des émeutiers, détenant des contrevenants à travers le pays. Ceux qui mettent en place « résistance armée » à la police et à l'armée, sera "éliminé," il a prévenu.

Le Kazakhstan a connu une vague de troubles, qui a commencé par des manifestations de masse déclenchées par une double hausse des prix du gaz de pétrole liquéfié au début de la nouvelle année. Les manifestations, qui ont commencé dans le sud-ouest du pays, se sont rapidement propagées à d'autres régions, devenant de plus en plus politiques et violentes.

Le président du pays, Kassym-Jomart Tokayev, a qualifié les troubles d'un "attaque terroriste" contre le pays mercredi, attribuant la violence à des groupes organisés formés à l'étranger qui auraient agi parmi les manifestants. Tokayev a également demandé de l'aide à l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) dirigée par la Russie, les premiers soldats de la paix ayant déjà été envoyés dans le pays. L'OTSC est un traité de sécurité entre six anciens États soviétiques, comprenant l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie et le Tadjikistan.

Vous pouvez partager cette histoire sur les réseaux sociaux :

Vous aimer cet article ? Partagez-le avec un ami !

*********************************

Vous pouvez lire l’article original ici

*********************************

Votre soutien est essentiel pour nous permettre de vous partager une information libre & indépendante.

À l’ère de la censure de masse, pour que nous restions en contact, j’ai besoin que vous vous inscriviez à ma newsletter gratuite ➡️ ICI

Nous avons besoin de financements pour garder notre site en vie et ils proviennent presque exclusivement de la publicité. N’hésitez pas à regarder les offres de nos annonceurs pour lesquels vous seriez intéressé ou nous envoyé votre contribution via Paypal.