Le Top 3 des denrées alimentaires russes exportées en Afrique

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Covid oblige, 2020 a vu des bouleversements dans la coopération entre la Russie et l’Afrique. La directrice générale du Centre d’exportation russe dévoile à Sputnik quels sont les produits alimentaires russes leaders sur le marché africain et les particularités du travail sur ce continent dont «la demande est potentiellement très importante».

Les chiffres des exportations internationales reflètent à quel point la pandémie a frappé l’économie de tous les pays du monde en 2020. Pour la Russie, l’Afrique reste l’un des importateurs les plus prometteurs, malgré une baisse sensible en 2020: selon le Centre d’exportation russe, les chiffres ont diminué de 2,2 milliards de dollars pour atteindre un montant de 11,8 milliards en 2020.

Exportations alimentaires en hausse

Malgré cette baisse générale, les exportations alimentaires de la Russie vers l’Afrique en 2020 ont augmenté de 29% par rapport à 2019 et sont estimées à 4,1 milliards de dollars. Des chiffres en décalage avec les livraisons réelles, explique Veronika Nikichina, directrice générale du Centre d’exportation russe. Celles-ci sont estimées à 4,5 milliards de dollars, certains produits étant envoyés par des traders, via les Émirats arabes unis par exemple, ou des pays de transit, comme la Lettonie.

«Aujourd’hui, les approvisionnements de la Russie en Afrique sont principalement les denrées alimentaires, en particulier le blé, et les équipements spéciaux. Mais certaines quantités d’huile de tournesol, d’engrais et de métaux sont également exportées.»

Le Centre d’exportation russe souligne que le Top 3 des produits alimentaires russes sur le marché africain est composé du blé (3,5 milliards de dollars, 30% de plus qu’en 2019), de l’huile de tournesol (256 millions de dollars) et de l’huile de soja (108 millions de dollars).

La particularité du marché africain

La demande sur le marché africain est potentiellement très importante, poursuit la directrice du Centre: le continent ne compte pas moins de 54 pays, mais nombre d’entre eux sont insolvables, nuance-t-elle.

«Tous les pays du monde et les grandes entreprises élaborent leur stratégie pour pénétrer le marché africain, avec un effet externe [investissements à plus long terme, ndlr]. Autrement dit, ils investissent. Par exemple, la Chine, qui entre dans de nombreux pays africains, récupère de grands projets, mais les met en œuvre à ses frais».

Ce schéma fonctionne en Afrique, parce qu’il est actuellement très difficile d’atteindre une forte demande de la part de la population africaine. Les entreprises russes ne disposent pas des ressources suffisantes pour s’engager dans des investissements tous azimuts comme les Chinois, souligne Mme Nikichina. Le marché africain est potentiellement le plus grand, l’Afrique est certes le continent du futur, mais pour le moment, la demande est généralement limitée.

Objectif: doubler le commerce entre la Russie et l’Afrique

L’évènement qui a accéléré toutes les formes d’échanges entre la Russie et l’Afrique est sans conteste le forum de Sotchi 2019, dont le Centre d’exportation russe était l’un des co-organisateurs pour sa partie économique. Aujourd’hui, le Centre continue à soutenir le développement des relations avec des partenaires africains, affirme sa directrice générale. Le but est de réaliser l’objectif fixé par le Président russe: doubler le commerce entre la Russie et les États du continent africain au cours des cinq prochaines années.

«Les sociétés du groupe “Centre d’exportation russe” (qui inclut la société par actions Centre d’exportation russe, la société par actions EXIAR et la société par actions ROSEXIMBANK) fournissent une large gamme d’instruments financiers et non financiers pour soutenir la promotion des produits et services russes sur les marchés africains.»

Les clients les plus réguliers de la Russie se recrutent d’abord en Afrique du Nord, notamment l’Égypte, l’Algérie et le Maroc. L’autre pôle d’exportations constantes se situe en Afrique subsaharienne: Rwanda, Kenya, Nigeria, Afrique du Sud et Ghana.

Les projets russes en Afrique

Avec la participation du groupe «Centre d’exportation russe», la mise en œuvre d’un certain nombre de projets phares d’entreprises russes en Afrique dans des industries clés, dont les produits sont les plus demandés sur le continent, est en cours de discussion, certifie Veronika Nikichina. Il s’agit pour la plupart de projets de longue haleine, leur mise en œuvre complète et l’obtention de résultats nécessitent un travail conjoint à long terme avec les partenaires africains.

«On parle de l’industrie minière, de la métallurgie, de l’industrie chimique, des produits agricoles, des projets d’infrastructure. Une attention particulière est accordée au développement et à l’exportation de produits de haute technologie russes: les possibilités de fourniture d’équipements médicaux, de solutions de haute technologie dans le domaine de l’énergie hydraulique et solaire, des systèmes de communication et de sécurité sont à l’étude.»

Coopération avec les banques africaines de développement

En termes de financement de projets d’entreprises russes en Afrique, le Centre d’exportation se concentre actuellement sur la coopération avec les banques africaines de développement qui contribuent à la croissance économique sur tout le continent, puisqu’elles «permettent de minimiser les risques élevés des pays insolvables.»

«Nos principaux partenaires comprennent la Banque africaine d’import-export et la Banque de commerce et de développement. Avec ces banques, les listes de projets prioritaires ont été établies et sont constamment mises à jour, le travail est en cours pour ouvrir des comptes “nostro” [un compte bancaire lié à une relation interbancaire, ndlr] au nom de ROSEXIMBANK.»

La directrice générale du Centre d’exportation explique que les comptes «nostro» vont être utiles pour la réalisation des opérations clients. L’existence de ces comptes permettra à ROSEXIMBANK de leur fournir un service de paiement efficace et de minimiser les délais de paiement.

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