Le président de SOS Racisme mis en examen pour injure publique raciste envers Jean Messiha

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Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, a été mis en examen pour injure publique, selon Le Figaro. En février 2020, il avait appuyé une insulte raciste envers Jean Messiha, qualifié de «chameau» sur Twitter. Ce dernier dénonce le silence des antiracistes sur cette affaire.

En mars dernier, le président de SOS Racisme Dominique Sopo a été mis en examen pour «injure publique envers un particulier, à raison de son origine ou de son appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée», a indiqué Le Figaro samedi 26 juin en ayant eu accès au document judiciaire. Il risque jusqu’à 12.000 euros d’amende.

Les faits remontent à février 2020, lorsque Jean Messiha, ancien cadre du Rassemblement national (RN) et président de l’Institut Apollon, avait été insulté de «chameau» par l’humoriste Yassine Belattar en raison de ses origines égyptiennes. Sur Twitter, M. Messiha avait alors appelé la Licra et SOS Racisme à se constituer parties civiles avec lui pour injure raciste.

La Licra avait botté en touche, rappelant que les insultes entre ces deux hommes étaient monnaie courante, mais Dominique Sopo avait choisi de se mêler à l’affaire. «Cette comparaison est infamante pour les chameaux», avait-il ironisé, ce qui avait poussé le haut fonctionnaire à également porter plainte contre lui.

Deux poids, deux mesures?

Le 25 juin, Jean Messiha a commenté l’affaire auprès du média Boulevard Voltaire, estimant qu’«il n’y a pas de pire racisme que d’animaliser un être humain». Il a ensuite dénoncé le «deux poids, deux mesures» des militants antiracistes qui ne l’ont pas soutenu. Sur Twitter, il s’est réjoui d’une décision «historique» de la justice française, ce à quoi Dominique Sopo a rétorqué que sa mise en examen avait été «automatique» à la suite de cette plainte.

Ce dernier avait déjà été poursuivi en diffamation par Marine Le Pen en 2012, lorsqu’il l’avait accusée d’avoir participé à un «bal antisémite» à Vienne. En 2014, il avait d’abord été condamné à une amende et à des dommages et intérêts, avant de gagner en appel deux ans plus tard. Face à Jean Messiha, il devra cette fois répondre de ses propos «comportant une expression outrageante, un terme de mépris ou une invective ne renfermant l’imputation d’aucun fait».

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