«Je suis très fier que mon deuxième prénom soit Moussa», lance Darmanin en réponse à Zemmour

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Si pour l’essayiste Éric Zemmour «appeler son enfant Mohamed, c’est coloniser la France», Gérald Darmanin se dit «fier» d’avoir Moussa comme deuxième prénom, qu’il doit à l’origine de son grand-père harki.

Face à Alba Ventura ce matin sur RTL, le ministre de l’Intérieur a été invité à revenir sur ses origines algériennes sur fond de la polémique concernant les prénoms lancée par Éric Zemmour.

«Vous êtes ravi de vous appeler Gérald ou vous auriez préféré que votre deuxième prénom soit Moussa», a interrogé l’animatrice. M.Darmanin y a vite vu clair.

Quelques jours plus tôt, M.Zemmour avait indiqué qu’«appeler son enfant Mohamed, c’est coloniser la France».

«Je suis très heureux du prénom que m’ont donné mes parents», a déclaré le ministre de l’Intérieur lorsqu’il lui a été demandé si ce choix de prénom l’aidait à mieux «s’intégrer».

À la question de savoir si ce sujet aurait pu être au cœur d’un débat entre lui et ses parents, il a lancé, «fier» de porter ce prénom:

«Avant de naître, je n’étais forcément pas au cœur des débats».

Expliquant que son «grand-père était harki», «s’est battu en 1940 pour la France [et] a libéré Saint-Amand-Les-Eaux des Allemands», le ministre de l’Intérieur s’est félicité du fait que «dans trois semaines, [il aura] l’honneur d’inaugurer une rue à son nom: adjudant-chef Moussa Ouaki».

Il n’y a pas «plus Français qu’un Français de volonté», a-t-il jugé.

«Il faut refaire des Français»

Bien qu’Éric Zemmour, issu lui-même d’une famille française juive d’Algérie, selon Wikipedia, n’ait toujours pas annoncé officiellement sa candidature à la présidentielle, il a affirmé le 11 septembre, que s’il était élu il instaurerait des mesures strictes pour limiter les prénoms musulmans et «limiter leur religion à la foi et à la pratique».

Il a développé son idée sur RTL le 14 septembre, indiquant qu’il était nécessaire d’«interdire les prénoms étrangers» en général, «pas seulement musulmans», faisant référence à la nécessité de rétablir la loi sur les prénoms de 1803. Introduite par Napoléon, abrogée en 1993, elle a «parfaitement fonctionné» jusque-là, selon l’essayiste.

«Rien ne me dérange en soi. Je fais un diagnostic politique. Je pense que la défrancisation est un des problèmes majeurs. Je parle comme le général de Gaulle. Je pense qu’il faut refaire des Français. Ce qui me gêne, c’est qu’au bout de trois générations, on appelle encore ses enfants Mohamed. [Pour ces personnes], c’est une catastrophe parce qu’objet de discrimination. Je pense que c’est une erreur aussi d’autoriser les Kevin et Jordan».

 

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