Interrogé sur les «quartiers sans relous» de Schiappa, le leader d’EELV qualifie Darmanin de «relou de Beauvau»

libre info france

Le secrétaire national d’EELV a critiqué, sur le plateau de RTL, le manque d’exemplarité de Gérald Darmanin alors qu’il parlait du harcèlement de rue. Julien Bayou a évoqué l’enquête pour viol qui concerne le ministre.

Julien Bayou, secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), a été l’invité, le 18 avril, du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Questionné sur le harcèlement de rue, le responsable n’a pas manqué d’épingler le ministre de l’Intérieur, faisant allusion aux accusations de viol, de harcèlement sexuel et d’abus de confiance portées contre Gérald Darmanin, qui a récemment été entendu comme témoin assisté dans cette enquête.

Il était question de l’idée de Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, de mettre en place «des quartiers sans relous» à Paris à l’aide d’un baromètre spécial censé mesurer le harcèlement dans l’espace public. Une idée critiquée par des associations féministes car elle tendrait à stigmatiser certains quartiers de la capitale.

À la question de savoir s’il installerait ce genre de quartiers s’il remporte les élections régionales en Île-de-France, M.Bayou a répondu: «Oui, à commencer par Beauvau où l’on a un relou, un ministre de l’Intérieur qui a tenté d’abuser de la faiblesse des femmes».

​«À un moment, il faut être sérieux, donner l’exemplarité. Je ne crois pas que ce ministre de l’Intérieur soit la bonne personne pour conduire la protection des femmes dans tout le pays», a-t-il tenu à ajouter.

L’élu écologiste a également donné des détails sur le projet de son parti en la matière: «Notre enjeu, c’est de garantir que dans nos transports, les femmes victimes de harcèlement puissent bénéficier d’une suite juridique, et donc de porter plainte, en lieu et place des victimes [sic]».

Des «QSR»

L’initiative de Marlène Schiappa consiste à créer des «QSR», des «quartiers sans relous», en cartographiant des «zones rouges» de France du harcèlement de rue […] où les femmes ne peuvent pas circuler librement, mobilisant à cet effet 2.000 policiers censés «éradiquer» ce phénomène «banalisé» pendant longtemps mais qui «mine la vie des femmes».

Le terme choisi par la ministre déléguée à la Citoyenneté n’a cependant pas été accepté par tout le monde. Ainsi, Caroline De Haas, fondatrice du collectif contre les violences sexistes et sexuelles NousToutes, l’a critiqué sur Twitter: «Le terme « relous » concerne des comportements qui sont caractérisés dans la loi. Le plus souvent, il s’agit d’injure sexiste ou de harcèlement sexuel. Parfois d’agression sexuelle. Parler de « relous », c’est banaliser la réalité des violences».

 



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