gouvernement français. Les commissions étudient les problèmes de « radicalisation » dans le secteur hospitalier

Des gens déposent des fleurs à l'école du nord-ouest de Paris où l'enseignant Samuel Paty a été assassiné. (Photo de Bertrand Guay/AFP via Getty Images)

Des gens déposent des fleurs à l'école du nord-ouest de Paris où l'enseignant Samuel Paty a été assassiné. (Photo de Bertrand Guay/AFP via Getty Images)

Paris (CNSNews.com) – Le gouvernement français a demandé à un médecin urgentiste de premier plan de réaliser une évaluation du problème de la radicalisation religieuse au sein du système hospitalier et d'examiner les solutions possibles pour lutter contre l'islamisme radical dans le secteur.

Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France, a confirmé un récent rapport sur le site spécialisé de santé Hospimedia, affirmant que le ministre de la Santé Olivier Véran lui en avait confié la mission.

Il a déclaré que sa tâche serait de compiler des données sur les incidents de radicalisation ou les attaques contre les valeurs laïques dans les hôpitaux, puis de proposer des moyens de les contrer. Il rendra compte à Véran d'ici fin 2021.

Pelloux a déclaré aux médias locaux que le plan s'inscrit dans le cadre des politiques gouvernementales visant à garantir le respect du principe de laïcité dans les espaces publics en France et « mobiliser les grands services publics pour lutter contre la radicalisation ».

Le gouvernement a lancé la campagne à la suite du meurtre à l'automne dernier du professeur d'école Samuel Paty. Dans un incident qui a choqué la nation, Paty a été décapitée par un islamiste radical après avoir utilisé des caricatures de Mahomet dans une leçon en classe sur la liberté d'expression.

Pelloux a déclaré que des initiatives similaires ont été menées dans les secteurs de l'éducation et des transports publics, et au sein du ministère de l'Intérieur.

Décrivant sa tâche, Pelloux a indiqué qu'il recueillerait par exemple des témoignages de médecins qui ont été attaqués parce que certaines patientes (ou leurs proches masculins) exigent – pour des raisons religieuses – qu'elles soient traitées exclusivement par des femmes.

Il a également évoqué des cas où certains membres masculins du personnel ou des patients dans les hôpitaux refusent même de saluer les femmes médecins, infirmières ou collègues travaillant dans le même établissement.

Il examinera si les salles de prière de certains hôpitaux remplacent les mosquées de quartier dans les petites et moyennes villes, où les mosquées communautaires sont rares.

Et, a déclaré Pelloux, il vérifierait si des symboles ou des vêtements religieux ostentatoires sont portés par les membres du personnel, les patients ou les visiteurs des hôpitaux. En France, tous les lieux publics sont tenus de mettre en œuvre la neutralité à l'égard de la religion.

La nouvelle de l'étude a toutefois alimenté la controverse, les professionnels de la santé affirmant sur les réseaux sociaux que la question de la radicalisation était secondaire à la lumière des défis globaux auxquels sont confrontés les hôpitaux publics, en particulier pendant la pandémie de coronavirus.

"Ne t'inquiète pas mec, à l'hôpital tu pourrais maintenant mourir d'une crise cardiaque parce que nous n'avons pas de place, mais tu dois savoir que nous serions tous suivis si une infirmière priait dans une salle d'hôpital", a tweeté Sabrina Ali Benali, une médecin.

« Expressément, comment faire le tri entre ce qui est lié à la radicalisation, les atteintes à la laïcité, les rumeurs malveillantes et le racisme ? a demandé à Hospimedia une personne en charge des questions de gestion hospitalière générale d'un hôpital parisien.

S'adressant au même site Internet, le directeur des ressources humaines d'un autre hôpital de la région parisienne a demandé : « Qu'est-ce qu'on attend de nous exactement ? Nous avons eu une formation d'une journée sur la radicalisation il y a trois ans, et depuis plus rien. Nous sommes laissés seuls face à ce problème.

Au milieu de la colère de certains dans le secteur, Pelloux a cherché à justifier sa mission en disant : « Nous savons très bien que la radicalisation, sous toutes ses formes – de l'islam radical au catholicisme fondamentaliste – a son terrain de prédilection pour faire du prosélytisme dans (des cas de) naissances, décès, santé – donc hôpitaux.

Les hôpitaux ne sont pas les seuls endroits où le radicalisme religieux se propage, selon des sources sécuritaires. Dans les associations sportives et les clubs sportifs, les recruteurs seraient actifs pour tenter de convertir les jeunes à l'islam politique.

Le radicalisme est un problème croissant en France ces dernières années. Une vingtaine d'actes terroristes liés à l'islamisme ont eu lieu depuis 2015, tuant 264 personnes et en blessant des centaines d'autres.

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