Descendre la Seine à la nage: Arthur Germain veut «ne faire qu’un avec le fleuve» – images

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Ce dimanche, Arthur Germain se lance dans un défi de taille: parcourir la Seine en 52 jours à la nage et en autonomie. 784 kilomètres depuis la source jusqu’à l’estuaire, un prétexte également pour mettre en lumière la protection du fleuve et de ses écosystèmes.

C’est le jour J et Arthur Germain se lance à l’eau! Même si le début de l’itinérance sur la Seine de ce jeune sportif de 19 ans commence à sec: à sa source, la Seine ne représente qu’un ru. Mais il en faut plus pour dissuader ce Parisien décidé à mettre la force de ses muscles à contribution dans un projet écolo.

«Ce n’est même pas un ruisseau, on ne peut pas mettre ses pieds dedans. Au bout de 7 km, la Seine devient un peu plus «large», au point de pouvoir mettre mon kayak dedans et commencer à marcher dans le fleuve. 20 km plus bas, au niveau de la commune bourguignonne de Quemigny-sur-Seine, arrivé à l’endroit où l’eau est assez profonde, je vais pouvoir commencer à nager», explique Arthur Germain au micro de Sputnik.

​Le jeune Parisien n’en est pas à son coup d’essai. Riche de plusieurs expériences avec la fondation Tara Océan, il a notamment fait la traversée de la Manche en 2018, le sportif «avait besoin également de ce défi personnel pour avancer» dans sa pratique.

«Je vais être tout seul, en autonomie. Cela devient une longue méditation. Je suis en quête du meilleur de moi-même chaque jour», avoue Arthur Germain.

À aucun moment le jeune homme (qui ne communique pas sur le fait qu’il est le fils de la maire de Paris Anne Hidalgo) n’oublie son engagement écologique qui l’a «poussé à faire ce défi». Il cherche à être vraiment «au contact de la nature, plongé dans l’environnement très sauvage des bords de Seine».

La Seine avant tout!

Le jeune nageur n’entend pas attirer la lumière à lui, c’est la Seine avec toute sa beauté –et tous ses problèmes écologiques– qui sera la vedette. Les fonds collectés sur la plateforme de financement participatif seront également utilisés pour des opérations de sensibilisation sur le parcours, en direction des jeunes.

«Le projet s’intéresse à la nature, que l’on protège. Avec la natation, on est en immersion, on ne fait qu’un avec le fleuve», souligne Arthur Germain.

Pendant les longs mois de préparation et de repérages, depuis le 10 janvier dernier quand il a commencé son premier entraînement en conditions réelles, le jeune Parisien a eu le temps de passer au crible toutes les difficultés de son trajet. Mais il s’est réjoui aussi des rencontres fortuites avec les représentants de la faune d’eau douce: notamment des tortues «assez étonnantes» et des silures. D’après le naturaliste, on trouve aujourd’hui dans la Seine «une quarantaine d’espèces». «Le nombre a doublé en une vingtaine d’années», précise-t-il.

«Je serai dans des endroits qui ne sont accessibles qu’à la nage parce que le fleuve est très sauvage. Pour moi, c’est un grand sentiment de liberté. C’est un retour aux sources», décrit le sportif.

S’émerveiller devant la nature, mais également faire l’état des lieux des bords du fleuve, constater l’impact anthropogène sur la nature fluviale. Voilà pourquoi le matériel vidéo, nécessaire pour «un documentaire sur la descente de la Seine à la nage», occupe une place importante parmi les 90 kg de matériel de survie et la nourriture lyophilisée.

«Je porte un message de la part de tous ceux qui ont participé à la préparation du projet: l’entraîneur de natation qui m’a aidé, le coach mental, le photographe avec qui on fera une exposition photo et qui m’aide à faire de la sensibilisation, mon équipe de tournage », conclut Arthur.

Épaulé virtuellement par son équipe de proximité –Denise qui gère les réseaux sociaux et Jean-Marc qui s’occupe de la logistique–, Arthur est désormais seul à seul avec la Seine.

Les Parisiens qui veulent être à ses côtés (toujours virtuellement) sont invités à marcher sur les bords de la Seine le 4 juillet prochain pour suivre en direct Arthur Germain dans sa traversée de la capitale.



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