Ciblé par le Maroc via le logiciel espion, Macron ordonne des investigations

libre info france

Emmanuel Macron a «ordonné toute une série d’investigations» après les révélations sur le piratage de plusieurs milliers de téléphones de journalistes et de personnalités politiques françaises via le logiciel Pegasus, a dit Jean Castex. Un numéro de téléphone utilisé par le Président figure parmi les cibles.

Emmanuel Macron a demandé d’ouvrir des enquêtes sur l’affaire du logiciel espion Pegasus, a déclaré ce 21 juillet Jean Castex sur TF1.

«Toute une série d’investigations» a été ordonnée, a noté le Premier ministre.

L’un des téléphones du Président français, ainsi que ceux d’Édouard Philippe et d’autres membres du gouvernement de l’époque, figuraient sur la liste des cibles potentielles surveillées par le Maroc dans l’affaire Pegasus, selon les révélations du Monde et de Radio France. Il n’est pas encore établi si le portable du Président a en effet été infecté.

«Nous allons regarder ça de très près», a-t-il assuré.

L’Élysée a prévenu que si cette information était confirmée, les faits étaient «très graves». La présidence française s’est cependant défendue de toute négligence, affirmant ce 21 juillet que «les téléphones du Président sont régulièrement changés, mis à jour et sécurisés», a indiqué une source proche de l’exécutif auprès de l’AFP.

Le chef du gouvernement s’est montré plutôt réticent à ce sujet compte tenu de l’absence de preuves: «Je crois qu’il serait un peu irresponsable de notre part de dire des choses tant que nous ne savons pas exactement ce qu’il en est et les mesures éventuelles que cette situation pourrait appeler de notre part».

Affaire Pegasus

Plusieurs milliers de numéros de téléphone français appartenant à des journalistes et des personnalités politiques ont été piratés par le logiciel espion israélien Pegasus, selon l’importante enquête menée par l’organisation française Forbidden Stories et l’ONG Amnesty International, parue le 18 juillet.

La majorité était pour le compte du Maroc. D’après les investigateurs, Rabat a notamment ciblé une trentaine de journalistes et de patron de médias français. Le royaume chérifien a fermement rejeté ces accusations en les qualifiant de «mensongères».

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