«C’est en train de gangrener toute la France»: le maire de Valence inquiet des flambées de violences

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Le maire de Valence dénonce une explosion de violence dans les villes de taille modeste, après une fusillade entre bandes rivales sur sa commune.

Alors qu’Emmanuel Macron est passé à l’offensive sur la sécurité fin avril, souhaitant notamment la création d’une réserve de 30.000 hommes dans la police, les faits de violences se multiplient dans la banlieue de Valence, dans le département de la Drôme.

Après une fusillade entre bandes dans la nuit du 30 avril au 1er mai, le maire Nicolas Daragon (LR) a tiré la sonnette d’alarme sur Sud Radio. L’élu s’inquiète d’une montée de l’insécurité sur tout le territoire, y compris dans des villes d’ampleur moyenne, jusque-là épargnées par ce phénomène.

«C’est en train de gangréner toute la France […]. Avant, ce type d’événements ne se produisaient que dans les grandes banlieues des grandes métropoles. Aujourd’hui, on en retrouve dans les villes de toutes tailles. Valence, c’est 65.000 habitants», a ainsi déclaré Nicolas Daragon sur Sud Radio.

L’élu a souligné qu’il ne comptait pas «déserter le terrain», mais a précisé que les efforts des collectivités devaient être appuyés par l’État, en matière de sécurité. L’édile a ajouté que la solution pour les villes de taille modeste comme Valence résidait dans une présence policière constante, pour «apaiser définitivement le quartier».

Des violences qui gagnent du terrain

Cette hausse de la délinquance sur des territoires réputés tranquilles avait déjà été identifiée par les autorités, en début d’année. Selon un rapport du service statistique du ministère de l’Intérieur, les violences ont ainsi augmenté de 8% en 2020, dans les zones rurales et périurbaines.

Une augmentation notamment sensible pour les viols, les homicides ou les coups et blessures. Ces derniers ont d’ailleurs bondi de 10% dans les secteurs de la Drôme contrôlés par la gendarmerie, et 12% pour ceux contrôlés par la police.

Une flambée de délits qui s’explique en partie par la crise sanitaire, notamment concernant les violences intrafamiliales, mais qui résulte aussi d’un transfert de la délinquance des grandes métropoles vers les villes moyennes. Comme à Auch ou Albi, où les délinquants reproduisent les modèles criminels ancrés dans les banlieues toulousaines, comme le relatait La Dépêche en janvier.

«En milieu rural, il y a peu de délinquance endogène», rappelait d’ailleurs au quotidien Sebastian Roché, chercheur au CNRS.

Fin avril, de semblables violences avaient eu lieu dans les zones rurales de l’Ardèche. À Largentière, bourg de 1.500 habitants, une dizaine individus s’en étaient ainsi pris à la gendarmerie, caillassant les forces de l’ordre et enflammant des poubelles. À Aubenas, des violences urbaines ont également éclaté durant plusieurs nuits. Des véhicules ont été incendiés, et pompiers comme policiers ont essuyé des jets de projectiles.

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